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Un pont sur la brume, Kij Johnson - Le Bélial'

Dernière mise à jour : mars 30


Née à Harlan, dans l’Iowa, en 1960, Kij Johnson est l’autrice d’une demi-douzaine de romans et d’une cinquantaine de nouvelles et novellas. Après avoir effectué quantité de boulots divers — éditrice, libraire indépendante, éditrice de mots croisés cryptiques, responsable publicitaire pour une radio locale ou encore serveuse dans un strip bar —, elle partage désormais son temps entre ses activités de romancière et les cours d’écriture qu’elle dispense à l’Université du Kansas.





Parue en 2011 aux États-Unis et traduite en 2016 au sein de la collection de courts romans « Une heure-lumière », sa novella Un pont sur la brume se déroule dans un empire séparé en deux par un immense fleuve de brume — une brume assez dense pour qu’on puisse y naviguer, mais aussi corrosive et peuplée de créatures mystérieuses. De tout temps, les humains ont traversé ce fleuve en barque, à leurs risques et périls… jusqu’au moment où il est décidé de faire édifier un pont. Ce récit raconte sa construction et les changements qu’apportera l’ouvrage d’art. Pour son architecte, Kit Meinem d’Atyar, ce sera là l’œuvre d’une vie.


Un pont sur la brume a été salué par plusieurs des récompenses les plus prestigieuses en matière de littérature de l’imaginaire: les prix Hugo, Nebula, Asimov’s en 2012 et, de ce côté-ci de l’Atlantique, par le Grand Prix de l’Imaginaire 2017.


« Kit n’avait jamais vu le fleuve de brume, bien qu’il ait construit des ponts auparavant, deux structures simples – des poteaux et des poutres au-dessus de gorges – plus près de la capitale. Ayant travaillé à Atyar, il savait ce qu’il fallait savoir. Cette chose n’était pas de l’eau ni quoi que ce soit d’approchant. Elle se formait, on ne savait comment, dans les profondeurs du lit du fleuve qui se trouvait devant lui, et s’insinuait sur des centaines de kilomètres vers le nord, en amont, dans des centaines de criques et de ruisseaux de plus en plus étroits, avant de s’épuiser en lambeaux de mousse sèche qui laissaient nues les zones de terre où elle se rassemblait. La brume s’étirait aussi vers le sud, un banc de plus en plus profond et épais qui finissait par s’écouler de l’embouchure du fleuve, au sud, pour former la mer de brume à la surface de l’océan d’eau salée. L’eau suivait sans doute le lit du fleuve pour aller quelque part sous ou dans la brume, mais il n’existait aucun moyen de le vérifier. On ne la connaissait nulle part ailleurs que dans ce fleuve, ses affluents et la mer, mais la brume coupait l’Empire en deux. »

Un pont sur la brume, Kij Johnson, traduction de Sylvie Denis - Le Bélial’, "Une heure-lumière"

Première parution août 2016

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